Autoportrait 2.0

Dès 1902 l’invention du retardateur permettait au photographe d’apparaître aussi sur le cliché. Mais le selfie ressemble davantage à un nouveau mode communication, à une photographie connectée qui crée un dialogue et qui s’adresse à une communauté telle que Instagram pour n’en citer qu’une. Plus de 1000 autoportraits sont pris chaque seconde dans le monde. Les déclinaisons s’enchaînent : le « belfie », le « bookshelfie », le « celfie », le « drelfie », le « helfie », le « welfie », le « stefdies », le « sleeping selfie », etc. Témoin d’un moment ou d’une expérience à partager sur les réseaux sociaux, j’ai pris le parti de les aquarelliser, de les marquer d’une signature esthétique forte et surtout de procéder à la sublimation de toute cette saturation d’images auxquelles nous sommes soumis à longueur de temps. Dans le cadre de cette série, j’ai paramètré la minuterie de l’appareil-photo du smartphone à 2 secondes ce qui donne à la pause un aspect pris sur le vif et interroge ainsi le spectateur sur la déformation et le cadrage de l’autoportrait dans ces conditions.

La ceinture

2020

Selfie aquarellisé sur papier imprimé

32.7 x 58.5 x cm

La blouse bleue

2020

Selfie aquarellisé sur papier imprimé

41 x 55 x cm

La pause

2020

Selfie aquarellisé sur papier imprimé

41 x 55 x cm

Je suis là

2020

Selfie aquarellisé sur papier imprimé

58.2 x 78 x cm

Jambe nue

2020

Selfie aquarellisé sur papier imprimé

41 x 55.5 x cm

Perle de rose

2020

Selfie aquarellisé sur papier imprimé

58 x 77.8 x cm

Tel moi

2020

Selfie aquarellisé sur papier imprimé

58 x 73 x cm