Frédérique Tristant
Plasticienne Artiste Contemporain

Dans mon travail, systématiquement pensée en série, Je m’attache à créer une tension visuelle entre matérialité et immatérialité des espaces. Sous la forme de séries de dessins et d’aquarelles, et après toute une procédure plastique de photographies, d’impressions et de recouvrements, je désubstantialise les choses.

J’ai consacré l’année 2017 exclusivement à des recherches plastiques et à une pratique du dessin nomade à travers plusieurs destinations (Athènes, Londres, Santander, Amsterdam, Copenhague, Oslo, Berlin, Bruxelles, etc.). J’ai souhaité prendre le temps d’interroger l’image de la femme dans les magazines people (Holà, Voici, Se og Hoer, Big Fish, etc. ), dans la presse internationale (El Païs, Le Monde, B.T., I Avgi, etc. ), ou sur le moteur de recherche Google à partir de certains mots clés comme par exemple « femme au volant ». J’ai utilisé tous les matériaux que je pouvais trouver sur place collectionnant une multitude de boîte de pastilles d’aquarelle, de crayons, de marqueurs et d’adhésifs de couleurs pour dessiner. Je colle et je retravaille ensuite à l’aquarelle et aux crayons toutes ces représentations dans des formats différents mais toujours selon une texture poudrée à l’instar des pigments d’une palette de maquillage. Par recouvrement, le papier glacé devient papier peint, un papier peint acidulé ; le papier journal reprend des couleurs sensuelles ; tout s’inverse parfois dans ces dispositifs visuels, dans ces petits montages qui me rappellent inlassablement que le dessin s’interpénètre de la photographie, de la peinture, du cinéma, etc. dans le sens d’une certaine porosité ; qui me fait dire et éprouver que l’art c’est un témoignage, c’est connaître l’air du temps et discuter de l’époque.